Grève des agents de l’Hôtel de Ville de Kinshasa : un service minimum instauré dans l’attente du paiement des arriérés

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Par Andy Mbengay

La grève des agents de l’Hôtel de Ville de Kinshasa reste maintenue, malgré les engagements pris par l’exécutif provincial pour le paiement de deux mois d’arriérés de salaires au plus tard le 6 novembre 2026, puis de trois autres mois avant la fin du même mois. En attendant l’apurement de ces cinq mois d’arriérés, l’intersyndicale urbaine annonce la mise en place d’un service minimum afin d’assurer la continuité des services publics.

Dans un communiqué rendu public le mercredi 28 octobre 2026, dont une copie est parvenue à la rédaction d’ActuCongo.com, le président de l’intersyndicale urbaine de Kinshasa, David Delor Luyeye, a rappelé que les revendications du personnel ne se limitent pas au paiement des arriérés de salaires.

Elles concernent également les reliquats de plus de 461 millions de francs congolais (CDF), nécessaires à la finalisation des opérations de paie relatives à décembre 2025 ainsi qu’aux mois de février, mars et avril 2026, en faveur des agents et cadres de certaines divisions urbaines. À cela s’ajoute la régularisation administrative des agents dits « nouvelles unités ».

Selon David Delor Luyeye, le lancement des opérations de paiement de deux mois d’arriérés, annoncé par le vice-gouverneur de Kinshasa, Eddy Iyeli, constitue une avancée significative dans la prise en compte des revendications formulées par les représentants syndicaux.

S’agissant de la situation administrative des agents nouvelles unités, le président de l’intersyndicale indique que l’autorité provinciale a rassuré les représentants syndicaux quant à la mise en place urgente d’une commission ad hoc. Celle-ci devrait accélérer les démarches nécessaires à la régularisation de ces agents auprès du vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique.

L’exécutif provincial aurait également réaffirmé sa détermination à faire avancer ce dossier, conformément aux orientations du premier citoyen de la ville, actuellement en mission, précise le communiqué.

La grève maintenue, un service minimum instauré

Malgré ces avancées et les engagements annoncés par les autorités provinciales, l’intersyndicale urbaine n’a pas levé le mouvement de grève. Elle conditionne la reprise générale du travail au respect des engagements pris, notamment au paiement des cinq mois d’arriérés de salaires.

Dans l’intervalle, les responsables des services publics concernés sont appelés à organiser un service minimum, sur la base d’un système de rotation des agents, afin de garantir la continuité des prestations essentielles à la population kinoise.

Cette mesure vise à concilier la poursuite de la mobilisation syndicale avec la nécessité d’assurer le fonctionnement minimal des services publics urbains.

Pour rappel, selon les engagements annoncés, le paiement de deux mois d’arriérés est prévu au plus tard le 6 novembre 2026, tandis que les trois mois restants devraient être réglés avant la fin du mois de novembre.

En attendant la concrétisation de ces promesses, l’intersyndicale maintient donc la pression sur les autorités provinciales et appelle au respect de la démarche syndicale.

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