RDC : le projet de budget 2027 franchit une nouvelle étape à l’Assemblée nationale, cap sur l’examen approfondi à l’ECOFIN

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Par Andy Mbengay

L’Assemblée nationale a déclaré recevable, ce vendredi 30 octobre 2026, le projet de loi de finances pour l’exercice 2027, au terme de deux journées de débats entre les députés nationaux et le Gouvernement. Présidant cette séance plénière, le président de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara, a insisté sur la nécessité de garantir la transparence dans la gestion des finances publiques et la rigueur dans l’examen du texte.

Ces échanges ont notamment porté sur la crédibilité des prévisions budgétaires, les mécanismes de mobilisation des recettes publiques, la qualité des dépenses de l’État ainsi que leur incidence sur l’amélioration des conditions de vie de la population congolaise.

Au cours de cette séance, la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a répondu aux préoccupations soulevées par les élus nationaux. Dans ses explications, la cheffe du Gouvernement a défendu les principales orientations de l’Exécutif, particulièrement en matière de gestion des finances publiques, de préservation du pouvoir d’achat et de financement des priorités nationales.

Reconnaissant l’ampleur des attentes de la population et les défis qui restent à relever, Judith Suminwa a réaffirmé la détermination de son Gouvernement à transformer les prévisions budgétaires en réalisations concrètes.

Pour la Première ministre, le budget de l’État ne doit pas être considéré comme un simple document comptable retraçant les recettes et les dépenses publiques. Il représente avant tout un engagement envers les Congolais, dont les retombées doivent être perceptibles dans les secteurs essentiels, notamment l’éducation, la santé, les infrastructures et l’emploi.

Elle a ainsi mis en avant trois exigences pour garantir la crédibilité du budget 2027 : la solidité financière, la réponse aux besoins sociaux et la répartition équitable des investissements publics sur l’ensemble du territoire national.

*Le retrait de la liste grise du GAFI salué*

Autre fait marquant de cette plénière : l’annonce officielle du retrait de la République démocratique du Congo de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), faite par la Première ministre devant les députés nationaux.

Judith Suminwa a présenté cette décision comme une avancée significative dans le renforcement de la crédibilité du système financier congolais et la consolidation de la confiance des partenaires internationaux, sous le leadership du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

À l’issue des réponses de la cheffe du Gouvernement, Aimé Boji Sangara a clôturé le débat général avant de soumettre le projet de loi de finances au vote de recevabilité. Les députés nationaux ont approuvé le passage du texte à l’étape suivante et l’ont transmis à la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire (ECOFIN) pour un examen approfondi de 20 jours.

À cette occasion, le président de l’Assemblée nationale a appelé les membres de cette commission à faire preuve de rigueur et à respecter le calendrier parlementaire. Il leur a également demandé de prendre en compte les recommandations formulées en plénière afin d’améliorer la qualité du projet de budget avant la poursuite de la procédure législative.

Revenant sur la sortie de la RDC de la liste grise du GAFI, le speaker de la Chambre basse a salué cette évolution, tout en soulignant l’importance de consolider cet acquis pour préserver la crédibilité financière du pays et maintenir la confiance de ses partenaires internationaux.

Dans son intervention de clôture, Aimé Boji Sangara a également rappelé au Gouvernement l’obligation de respecter les dispositions légales relatives au débat d’orientation budgétaire. Il a insisté sur la transparence, le respect des exigences institutionnelles et la discipline budgétaire, qu’il considère comme des principes fondamentaux de la bonne gouvernance des finances publiques.

À travers ces orientations, le président de l’Assemblée nationale réaffirme le rôle de contrôle de la Représentation nationale dans le processus budgétaire. L’enjeu demeure de veiller à ce que les ressources publiques soient mobilisées et affectées conformément aux priorités nationales et dans l’intérêt de la population congolaise.

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