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Par Andy Mbengay

Les sénateurs ont pris part, jeudi 22 octobre 2026, à une séance plénière consacrée notamment aux réponses du ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, à la question orale avec débat du sénateur Michel Lingepo. Cette interpellation portait sur la politique du gouvernement en matière d’hygiène en milieu humain en République démocratique du Congo (RDC).

La séance s’est tenue dans la salle des Conférences internationales du Palais du Peuple, à Kinshasa.

Face aux chevaliers de la plume, le sénateur Jean Bamanisa Saïdi a plaidé pour la révision du décret encadrant la délivrance des permis de construire. Selon lui, cette réforme permettrait d’intégrer les normes de salubrité dans les procédures de construction et de renforcer le rôle du ministère de la Santé dans la promotion de l’hygiène au sein des habitations et des bâtiments.

« Je pense qu’il faut revoir le décret qui institue le DUPEC, afin que le ministère de la Santé puisse y faire figurer les normes relatives à la salubrité dans les domiciles et les bâtiments relevant de son champ de compétence », a-t-il expliqué.

Une meilleure organisation des communautés locales

Au-delà de la question de l’hygiène, l’élu de la ville de Kisangani, dans la province de la Tshopo, a également abordé la problématique du partage des recettes issues du marché du carbone, dans le cadre de l’examen du projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi relative au régime juridique du marché du carbone en RDC.

Jean Bamanisa Saïdi a notamment insisté sur la nécessité d’organiser les communautés locales afin de leur permettre de bénéficier effectivement de la part des recettes qui leur est réservée par la loi.

« La loi prévoit un minimum de 20 % pour les communautés locales. Mais il faut que celles-ci soient organisées en coopératives afin de pouvoir bénéficier de cette part. Les communautés locales ne constituent pas, à elles seules, une entité organisée. Il faut donc mettre en place des structures capables de gérer ces ressources », a-t-il souligné.

Le sénateur a également évoqué la répartition des recettes entre les différentes parties prenantes, notamment les communautés locales, les provinces, les entités territoriales décentralisées (ETD), l’État et les développeurs de projets.

Il a, par ailleurs, mis en garde contre les difficultés de gestion auxquelles pourraient être confrontées les communautés bénéficiaires en l’absence de mécanismes organisationnels adaptés.

Des textes adoptés en plénière

Pour rappel, au cours de cette séance, les sénateurs ont adopté le rapport de la commission Environnement, Développement durable, Ressources naturelles et Tourisme relatif au projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi sur le régime juridique du marché du carbone en République démocratique du Congo.

Les sénateurs ont également examiné les réponses du ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, dans le cadre du contrôle parlementaire de l’action gouvernementale.

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