Butembo : 31 incursions armées signalées en août et septembre, la société civile interpelle les autorités
Par la rédaction
La situation sécuritaire demeure préoccupante à Butembo, dans la province du Nord-Kivu. Selon le rapport bimestriel de la Société civile du Congo (SOCICO), coordination urbaine de Butembo, 26 personnes ont perdu la vie et 31 incursions d’hommes armés ont été enregistrées au cours des mois d’août et septembre 2026.
Publié le 10 octobre, ce rapport met en lumière la persistance des violences dans cette ville de l’est de la République démocratique du Congo. Outre les 26 décès recensés, la SOCICO fait état de 16 personnes tuées par balles et de 11 autres blessées.
Le document signale également 12 cas de violences sexuelles, cinq cas de justice populaire, sept découvertes de corps sans vie et deux tentatives d’enlèvement. À ces incidents s’ajoutent quatre structures sanitaires attaquées ou pillées, illustrant les conséquences de l’insécurité sur la protection des populations et le fonctionnement des services de santé.
Bulengera, Vulamba et Kimemi parmi les zones touchées
D’après la SOCICO, les communes de Bulengera, Vulamba et Kimemi figurent parmi les zones les plus affectées par les incursions d’hommes armés.
Face à cette situation, la structure de la société civile déplore notamment la lenteur des interventions des services de sécurité, qu’elle considère comme une préoccupation majeure dans la lutte contre l’insécurité.
La SOCICO appelle à des mesures urgentes
Pour faire face à cette recrudescence des violences, la SOCICO exhorte les autorités compétentes à renforcer les dispositifs de sécurité à travers des patrouilles conjointes diurnes et nocturnes des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC).
Elle recommande également l’organisation d’opérations de bouclage dans les communes les plus touchées, afin de prévenir de nouvelles incursions et de renforcer la protection des habitants.
Ce bilan des mois d’août et septembre 2026 relance ainsi la question de l’efficacité des mesures sécuritaires à Butembo, où la population reste confrontée à la menace des violences armées.
