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Par Andy Mbengay

L’Assemblée nationale a déclaré recevable, mercredi 28 octobre 2026, le projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice budgétaire 2025. Présenté par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, ce texte a été transmis à la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire (ECOFIN), qui dispose de sept jours pour l’examiner en profondeur.

Devant les députés nationaux, le ministre des Finances a indiqué que les recettes du budget du pouvoir central avaient atteint 41 979 milliards de francs congolais (FC) en 2025, sur des prévisions de 50 691 milliards de FC, soit un taux de réalisation annoncé de 82 %.

La séance plénière était présidée par le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara. À l’issue de la présentation du ministre, le projet de loi a été renvoyé à l’ECOFIN après une motion incidentielle soulevée par le député national Patrick Matata, qui a entraîné la suspension du débat.

Les recettes internes proches des prévisions

Dans le détail, les recettes du budget général se sont établies à 38 000 milliards de FC, contre des prévisions de 45 000 milliards, pour un taux de réalisation annoncé de 83 %.

Les recettes internes ont, quant à elles, atteint 30 250 milliards de FC, sur des prévisions de 30 647 milliards. Selon les montants présentés, cette performance correspond à un taux de réalisation d’environ 98,7 %.

Le ministre des Finances a souligné que, hormis l’exercice 2022, marqué par un boom minier, l’année 2025 a nécessité des efforts soutenus du gouvernement pour mobiliser les recettes de l’État, dans un contexte notamment marqué par des contraintes sécuritaires.

Doudou Fwamba a également mis en avant les résultats obtenus au regard des assignations fixées par la représentation nationale, affirmant que le gouvernement avait réalisé près de 98 % des objectifs de mobilisation des recettes.

Des avancées dans la gestion des finances publiques

Au cours de sa présentation, le ministre a également évoqué plusieurs évolutions dans la gestion des finances publiques.

Parmi celles-ci figure l’inscription, pour la première fois, du produit des emprunts intérieurs parmi les recettes exceptionnelles du budget général. Il a aussi souligné l’élargissement du périmètre des budgets-programmes, passé de sept à vingt ministères.

Ces mesures s’inscrivent dans les efforts annoncés par le gouvernement pour améliorer la gestion budgétaire et renforcer les mécanismes de suivi des finances publiques.

L’ECOFIN appelée à approfondir l’examen du texte

Le projet de loi soumis aux députés porte sur la reddition des comptes de la loi de finances n° 24/011 du 20 décembre 2024 pour l’exercice 2025, telle que modifiée par la loi de finances rectificative n° 25/044 du 28 juin 2025.

La transmission du texte à la commission ECOFIN ouvre ainsi une nouvelle étape de la procédure parlementaire. Durant les sept jours qui lui sont accordés, cette commission devra procéder à un examen approfondi des données relatives à l’exécution du budget 2025, avant la poursuite du processus législatif.

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