RDC-Rwanda : aux Nations unies, Donald Trump revendique la fin de la guerre
Par Héritier Kazadi
Le président américain Donald Trump a de nouveau revendiqué, mardi 22 septembre 2026, son rôle dans les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit dans l’est de la République démocratique du Congo. Depuis la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, il a présenté les initiatives diplomatiques soutenues par Washington comme des avancées vers la résolution de plusieurs conflits internationaux. Son intervention s’inscrit dans le cadre du débat général de la 81ᵉ session de l’ONU.
Donald Trump avait déjà présenté l’accord de paix conclu entre Kinshasa et Kigali, sous médiation américaine, comme une étape importante vers la fin des violences dans la région des Grands Lacs. L’accord de paix entre la RDC et le Rwanda a été signé à Washington le 27 juin 2025 et prévoit notamment des engagements en matière de désescalade, de sécurité et de respect de l’intégrité territoriale. En décembre 2025, les deux pays ont également réaffirmé leur engagement à mettre en œuvre cet accord dans le cadre des Washington Accords for Peace and Prosperity.
Mais sur le terrain, la situation reste marquée par la poursuite des violences. Les affrontements dans l’est de la RDC et les difficultés liées à l’application du cessez-le-feu continuent de peser sur le processus diplomatique. En juin 2026, le mécanisme de suivi de l’accord avait exprimé sa préoccupation face à l’intensification des combats et appelé à des mesures urgentes pour rendre le cessez-le-feu effectif. L’ONU avait, de son côté, insisté sur la nécessité pour toutes les parties de respecter leurs engagements et de poursuivre les différents processus de paix.
À New York, le message de Donald Trump intervient donc alors que Washington continue de défendre son implication dans le processus de paix entre Kinshasa et Kigali. Pour les parties signataires comme pour leurs partenaires internationaux, l’enjeu reste désormais la mise en œuvre concrète des engagements pris. La poursuite des combats dans certaines zones de l’est congolais rappelle que la signature des accords ne suffit pas, à elle seule, à mettre fin aux violences et à leurs conséquences humanitaires.
