Mai – Ndombe: le sénateur Herman Mutima interpelle les autorités face à la recrudescence des attaques sur les axes routiers et redoute un « Mobondo bis » !
Par Andy Mbengay
La situation sécuritaire dans la province de Mai-Ndombe préoccupe le sénateur Herman Mutima. À l’occasion de la séance plénière du samedi 31 octobre 2026, au Palais du peuple, l’élu des élus a lancé une alerte sur la multiplication des actes d’insécurité sur certains axes routiers, mettant en garde contre le risque de voir émerger un nouveau phénomène Mobondo.
Intervenant par une motion d’information, le sénateur a attiré l’attention de ses collègues et des autorités compétentes sur les attaques répétitives visant notamment des véhicules transportant de l’argent. Il a particulièrement insisté sur le caractère récurrent de ces incidents, qui suscitent des interrogations sur l’existence éventuelle de complicités internes.
Pour Herman Mutima, les autorités ne doivent pas attendre que la situation dégénère avant de prendre des mesures appropriées.
« Je crois qu’il y a plusieurs messages. Il faut qu’on évite qu’il y ait encore Mobondo bis sur cet axe-là. Mobondo avait commencé en tuant quelqu’un et puis c’est devenu ingérable », a-t-il averti.
Le sénateur a ainsi appelé les autorités compétentes à prendre cette situation au sérieux et à faire aboutir les enquêtes en cours afin d’identifier toutes les personnes impliquées, y compris d’éventuelles complicités.
Il s’est notamment interrogé sur la répétition des attaques au même endroit et sur les mêmes axes routiers, évoquant la possibilité de renseignements provenant de l’intérieur du dispositif concerné.
« Ce n’est pas normal qu’au mois de janvier, toujours sur les mêmes axes, presque au même endroit, on attaque un véhicule qui emporte de l’argent et que maintenant, le même véhicule soit encore attaqué. Il y a certainement des complicités internes. Nous devons mettre la main sur les auteurs », a-t-il insisté, appelant l’ensemble des autorités de l’Exécutif à s’impliquer pour faire toute la lumière sur ces incidents.
Par ailleurs, cette séance plénière avait deux principales matières à son ordre du jour. La première portait sur l’examen et l’adoption du rapport de la commission mixte Politique administrative et juridique (PAJ) et Infrastructures, relatif à la proposition de loi modifiant et complétant le Code du numérique du 13 mars 2023.
La seconde concernait l’examen de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo.
À travers ces travaux, la Chambre haute a poursuivi l’examen de deux dossiers majeurs touchant respectivement à l’encadrement juridique du secteur numérique et au processus démocratique en RDC. Les conclusions des rapports et textes soumis à l’examen des sénateurs ont été adoptées au terme de la plénière.
