Paix, sécurité, développement: Judith Suminwa porte les priorités de Kinshasa devant l’ONU
Par Héritier Kazadi
La République démocratique du Congo sera représentée, ce mercredi 23 septembre à New York, par sa Première ministre Judith Suminwa Tuluka au débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Mandatée par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la cheffe du gouvernement doit porter la voix de Kinshasa devant les représentants des États membres.
Le débat général, principal rendez-vous politique annuel de l’Assemblée générale, s’est ouvert mardi 22 septembre. Il se poursuit jusqu’au 26 septembre, avant une dernière journée prévue le 28 septembre. Les dirigeants et représentants de haut niveau y présentent les priorités de leurs pays et échangent sur les grandes crises internationales.
La RDC mise sur la diplomatie
Pour Kinshasa, cette participation intervient dans un contexte marqué par plusieurs enjeux, notamment la situation sécuritaire dans l’est du pays. La RDC entend également mettre en avant les questions liées à la paix, à la sécurité, au développement durable, à la coopération internationale et au multilatéralisme.
Selon les informations communiquées par la Primature, Judith Suminwa doit également multiplier les contacts avec des partenaires de la RDC en marge des travaux de l’Assemblée générale. Ces échanges doivent notamment concerner la paix, la sécurité, le développement, les investissements et les partenariats économiques.
L’Est de la RDC parmi les principaux enjeux
La présence de la Première ministre à New York intervient alors que la RDC poursuit plusieurs démarches diplomatiques pour tenter de mettre fin aux violences dans l’est du pays.
Kinshasa est notamment engagé dans les processus diplomatiques de Washington et de Doha. Le premier concerne les relations entre la RDC et le Rwanda, tandis que le second porte sur les discussions entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23.
Ces différents processus constituent désormais des cadres importants des efforts diplomatiques consacrés à la crise sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Leur mise en œuvre et la situation sur le terrain restent au centre des préoccupations de Kinshasa et de ses partenaires.
La tribune de l’ONU pourrait ainsi être l’occasion pour la cheffe du gouvernement de rappeler les attentes de la RDC en matière de respect de son intégrité territoriale, de protection des populations civiles et de restauration durable de la paix.
Un discours dans un contexte international tendu
Cette 81e session de l’Assemblée générale se tient sur fond de crises sécuritaires, de tensions géopolitiques et de défis économiques et climatiques. Les Nations unies ont placé cette nouvelle session sous le thème « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ».
Le choix de ce thème intervient alors que l’Organisation cherche à renforcer la coopération internationale et à répondre à des crises mondiales de plus en plus interdépendantes. La paix et la sécurité, le développement durable et la coopération multilatérale figurent ainsi parmi les grandes questions abordées durant cette semaine de haut niveau.
Plusieurs rendez-vous au programme
En plus du débat général, plusieurs réunions de haut niveau sont prévues à New York. Ce mercredi 23 septembre, l’Assemblée générale doit notamment commémorer le 40e anniversaire de la Déclaration sur le droit au développement. Une réunion de haut niveau consacrée à l’action climatique et à la transition juste est également prévue le même jour.
La participation de Judith Suminwa s’inscrit donc dans une semaine diplomatique particulièrement dense. Pour la RDC, l’enjeu est à la fois de présenter ses priorités devant la communauté internationale et de renforcer, en marge des travaux, les partenariats susceptibles d’accompagner ses efforts en matière de paix, de sécurité et de développement.
À la tribune des Nations unies, la Première ministre devra ainsi porter la position officielle de Kinshasa sur les principaux dossiers qui concernent le pays, dans un contexte où la diplomatie congolaise cherche à obtenir davantage de soutien international en faveur de la paix dans l’est de la RDC.
